04 juillet 2008
Mon amie la rose
On est bien peu de choses. Et mon amie la rose me l'a dit ce matin.
A l'aurore je suis née, baptisée de rosée. Je me suis épanouie.
Heureuse et amoureuse. Aux rayons du soleil.
Me suis fermée la nuit. Me suis reveillée vieillie. Pourtant j'etais trés belle.
Oui j'etais la plus belle. Des fleurs de ton jardin.
On est bien peu de choses. Et mon amie la rose me l'a dit ce matin.
Vois le dieu qui m'a faite. M'a fait courber la tête.
Et je sens que je tombe. Et je sens que je tombe
Mon coeur est presque nu. J'ai le pied dans la tombe.
Déjà je ne suis plus.
Tu m'admirais que hier et je serais poussière.
Pour toujours demain.
On est bien peu de choses. Et mon amie la rose est morte ce matin.
La lune cette nuit. A veillé mon amie.
Moi en rêve j'ai vu. Eblouissante et nue.
Son âme qui dansait. Bien-au déjà des nues. Et qui me sourait.
Croit celui qui peut croire. Moi j'ai besoin d'espoir. Sinon je ne suis rien.
On est bien peu de choses et mon amie la rose me l'a dit ce matin.
Vois le dieu qui m'a faite. M'a fait courber la tête. Et je sens que je tombe.
Et je sens que je tombe. Mon coeur est presque nu. J'ai le pied dans la tombe.
Déjà je ne suis plus.
Tu m'admirais que hier. Et je serais poussière. Pour toujours demain.
magnifiquement interprétée par Françoise Hardy
29 juin 2008
Pour ne pas vivre seul ... interprétée par Dalida, texte magnifique ...
Pour ne pas vivre seul
On vit avec un chien
On vit avec des roses
Ou avec une croix
Pour ne pas vivre seul
On s'fait du cinéma
On aime un souvenir
Une ombre, n'importe quoi
Pour ne pas vivre seul
On vit pour le printemps
Et quand le printemps meurt
Pour le prochain printemps
Pour ne pas vivre seul
Je t'aime et je t'attends pour avoir l'illusion
de ne pas vivre seule
Pour ne pas vivre seules
Des filles aiment des filles
Et l'on voit des garçons
Epouser des garçons
Pour ne pas vivre seuls
D'autres font des enfants
Des enfants
Qui sont seuls
Comme tous les enfants
Pour ne pas vivre seul
On fait des cathédrales
Où tous ceux
Qui sont seuls
S'accrochent à une étoile
Pour ne pas vivre seule
Je t'aime et je t'attends pour avoir l'illusion
De ne pas vivre seule
Pour ne pas vivre seul,
On se fait des amis
Et on les réunit
Quand vient les soirs d'ennui
On vit pour son argent,
Ses rêves, ses palaces
Mais on n'a jamais fait
Un cercueil à deux places
Pour ne pas vivre seule,
Moi je vis avec toi
Je suis seule avec toi,
Tu es seul avec moi.
Pour ne pas vivre seul
On vit comme ceux qui veulent
Se donner l'illusion
De ne pas vivre seul.
23 juin 2008
Un sourire a croisé mon regard
un sourire éclatant
a croisé mon regard
mon coeur chancelant
mon corps en émoi
une silhouette fine
fait palpiter mes sens
des mains en gourmandise
cambrent mes reins
une bouche coquine
et ses savoureux supplices..
toi conquérant, moi conquise
je veux bien mourir
et mourir encor'
si tes mains dans leur emprise
se promènent sur mon corps
le glas avait sonné,
le tocsin est mort
un sourire éclatant
a croisé mon regard
tant que ta peau
aura soif de ma peau
tant que ma peau
aura faim de la tienne...
27 mai 2008
Ne soyez pas inquiets !
Marianne ne vous oublie pas,
elle revient tres tres vite,
et vous embrasse tous !
16 mai 2008
les couleurs du temps ... je n'ai jamais compris pourquoi cet artiste que j'aime était si mréprisé...
Guy Béart
LES COULEURS DU TEMPS
Paroles et musique: Guy Béart
La mer est en bleu, entre deux rochers bruns.
Je l'aurais aimée en orange
Ou même en arc-en-ciel, comme les embruns,
Étran-an-ge.
Je voudrais changer les couleurs du temps,
Changer les couleurs du monde,
Le soleil levant, la rose des vents,
Le sens où tournera ma ronde
Et l'eau d'une larme, et tout l'océan,
Qui gron-on-de...
J'ai brossé les rues et les bancs,
Paré les villes de rubans,
Peint la Tour Eiffel rose chair,
Marié le métro à la mer.
Le ciel est de fer entre deux cheminées.
Je l'aurais aimé violine
Ou même en arc-en-ciel, comme les fumées
De Chine
Je suis de toutes les couleurs
Et surtout de celles qui pleurent.
La couleur que je porte, c'est
Surtout celle qu'on veut effacer.
Et tes cheveux noirs étouffés par la nuit,
Je les voudrais multicolores
Comme un arc-en-ciel qui enflamme la pluie
D'aurore.
Je voudrais changer les couleurs du temps,
Changer les couleurs du monde.
Les mots que j'entends seront éclatants
Et nous danserons une ronde,
Une ronde brune, rouge et safran
Et blonde.
12 mai 2008
Mon cri dans la nuit pour toi , en mauve Papa ... et un texte très fort de Cali, "le droit des Pères ..."
au nom des enfants arrachés à la tendresse et à l'amour de leur Père par vil esprit de vengeance ...
ou par des textes de loi qui oublient qu'un enfant a aussi un Papa...
et qu'un Papa a l'amour d'un coeur que l'on n'arrache pas ...
un enfant essaie de grandir, et de jeune homme devient fièrement un jour Papa...
Le coeur envahi d'un tout nouvel émoi
ivresse et maladresse de découvrir sa chair devant soi...
un petit être tout à vous quand vous le prenez dans vos bras
silencieusement lui dire des mots d'amour
que personne n'entendra
poser vos lèvres sur son front délicat
dans votre grande main ses tout petits doigts
sentir vos bras puissants trembler pour la première fois
avoir peur de mal faire et bouleversé de joie
ni les mots ni les jours n'auront plus jamais froid
aujourd'hui il vous appartient il est enfin là
vous temblez au moindre sanglot dans sa voix
l'écoutez respirer et le bercez de votre voix
aujourd'hui il est vous il est enfin là
à peine deux heures et des projets à tout va ...
mon enfant ensemble nous irons tu verras
je t'apprendrai la lune et le charme des bois
je t'offrirai la Terre puisque tu es le Roi...
... le Juge a tranché, je n'ai plus aucun droit...
arrachez moi le coeur vous , piétinez mon bonheur
mon enfant la Terre n'existe pas
Tu sais il fait nuit dans les bois
tu seras bien chez ta mère, le juge a dit çà
il y aura la pension à la fin du mois
tu auras des cadeaux d'un nouveau papa
et moi je crèverai que tu ne sois pas là
je n'aurai plus le charme des bois
je ne prendrai plus dans ma main tes petits doigts
que deux fois par mois je juge a dit çà
il a juste oublié que pour ta vie entière
Je suis et je serai ton Papa...
Le Droit des Pères
Au diable ma fierté
À genoux je viens supplier
Je voudrais juste que la justice
Soit un peu plus juste cette fois
Au diable ma fierté
À genoux je viens supplier
Car la justice a été trop juste
Encore une fois
C'est une tragédie
Une nouvelle marche en arrière
Leur partielle, meurtrière justice
A posé son gros cul sur le droit des pères
C'est une tragédie
Une nouvelle course à l'envers
La justice a posé son gros cul
Sur le droit des pères
Si je t'écris aujourd'hui
Mon enfant, de ma nuit
C'est pour que tu saches
Que si j'ai tout perdu
Comme un chien je me suis battu
Pour mon droit de t'aimer
Comme un papa peut aimer
Ils m'ont laisser errer sans toi
Dans ma colère
Ils ont piétiné encore une fois
Le droit des pères
Ils nous ont posé
Toi et moi sur le bord
Comme deux serpillières
Et merde au droit des pères !
Si je t'écris aujourd'hui
C'est que tu dois savoir
Qu'ils ne m'ont laissé
Que le droit de hurler
Ton prénom dans le vent
J'ai perdu la plus importante
De mes guerres
Te voir grandir tous les jours
Mon enfant
Nous sommes des milliers de pères
Le nez dans la poussière
Les milliers qu'ils ont jeté
Dans ce cachot, ce piège à rat, cette misère
Des milliers à pleurer
Madame la justice, enlevez vos oeillères
Des milliers à mendier
Notre droit des pères
Je m'en vais dans ma nuit
Non, je ne te laisse pas
Non, je veille de loin
Puisque c'est le seul de mes droits
J'aurais toujours une main sur le coeur
L'autre sur ton épaule
Je viendrais te renifler
De loin, à la sortie de l'école
Mon amour
Ils ne m'arracheront pas ça
Ni eux, ni ta pauvre mère
Mes yeux de père
Mon amour
Sache que mes mains se seront déchirées
Sur l'infranchissable barbelé
D'une machine à fric
Qu'ils appellent justice
La plus vieille des putes
À la raie je lui pisse
J'ai cette envie de meurtre
Au fond de ma colère
Je ne poserai pas de bombes
Non, ça me dégoûte
Il n'y a rien de plus bas
Tu sais
Celles qui arrachent
Les jambes et les bras
Elles n'arracheront jamais le coeur
De ceux qui n'en ont pas
Tu sais
Ceux qui nous offrent
Des miettes de jours pour tous les deux
Chaque mois
J'ai cette envie de meurtre
Au fond de ma prière
Ils m'ont volé
Mon droit de père
28 avril 2008
le bonheur, c'est toujours pour demain... Pierre Perret
Le bonheur c'est toujours pour demain
Hé fillette ne prends pas ma main
Mes doigts ont effeuillés tant de roses
Que de parler d'amour encore je n'ose
Où sont mes amis qui seront fidèles
Et ces pays pleins d'odeurs de cannelle
Et toi mon bel amour ma tristesse nouvelle
As-tu un cœur de fer sous ton corsage de velours
Y a-t-il quelque part un ruisseau d'eau pure
N'existe-t-il pas cet amour qui dure
Le bonheur est-il bref comme un orage en ciel d'été
Celui qui sait tout ça est homme plus heureux que moi
{au Refrain}
Brûlants sont les mots sortis de tes lèvres
L'eau de tes baisers m'a donné la fièvre
Si un autre que moi dort dans ta chevelure
Mes doigts seront serpents couteaux seront mes dents
Et quand tu t'endors ingénue divine
La bouche meurtrie contre ma poitrine
Ne faut-il pas partir avant d'encore une fois mourir
Celui qui sait tout ça est homme plus heureux que moi
25 avril 2008
nuit de printemps, François René de Châteaubriand
Nuit de printemps Le ciel est pur, la lune est sans nuage : François-René de Chateaubriand (1768-1848) ("Tableaux de la nature") Le printemps de François-René de Chateaubriand
Déjà la nuit au calice des fleurs
Verse la perle et l'ambre de ses pleurs ;
Aucun zéphyr n'agite le feuillage.
Sous un berceau, tranquillement assis,
Où le lilas flotte et pend sur ma tête,
Je sens couler mes pensées rafraîchies
Dans les parfums que la nature apprête.
Des bois dont l'ombre, en ces prés blanchissants,
Avec lenteur se dessine et repose,
Deux rossignols, jaloux de leurs accents,
Vont tour à tour réveiller le printemps
Qui sommeillait sous ces touffes de rose.
Mélodieux, solitaire Ségrais,
Jusqu'à mon cœur vous portez votre paix !
Des prés aussi traversant le silence,
J'entends au loin, vers ce riant séjour,
La voix du chien qui gronde et veille autour
De l'humble toit qu'habite l'innocence.
Mais quoi ! déjà, belle nuit, je te perds !
Parmi les cieux à l'aurore entrouverts,
Phébé n'a plus que des clartés mourantes,
Et le zéphyr, en rasant le verger,
De l'orient, avec un bruit léger,
Se vient poser sur ces tiges tremblantes.
13 avril 2008
La glycine
La glycine se penche et effleure mon souffle
Son soupir ébréché m’embrase à fleur de chair
Et mon cœur assoiffé se brise sur les vers
D’une rive affolée qui rouille et puis s’étouffe.
En pétales de feu tue-ries de ma défaite
L’ombre de mes envies grésille de maudire
Grisé de tous ces mots à dire et à flét-rire.
Je m’enrage de gris sur tes lèvres muettes.
Eclos sur un matin où bruine ma tristesse
Je te perds de vivre à seule et je t’implore
Je voudrais tant mourir sur l’aube cuivrée d’or
Ton regard infini achève ma faiblesse.
Sur le fil orangé de mes rêves de soufre
Les pétales déplissent un cœur en croix d’amour
Mais le mauve l’emporte et tu redeviens sourd
A tous ces maux en fleurs asphyxiant mon souffle.
Alors rivées au ciel mes prunelles se perdent
Dans ce fichu désert rouillé de crucifix
Où seule une vipère abreuve l’infini
D’une angoisse rougie où gémit le couvercle.
Où est donc cette aurore où tu disais encore
Je t’aime mon amour en caressant mon corps ?
Valérie Catty
03 avril 2008
Mots et silences
J'ai peur de tes silences
Je n'aime que tes mots
Tes mots sont silences
Tes silences sont maux ...
Mets des mots sur ton silence
Je mettrai des silences sur nos maux
Que tes maux ne restent pas silence
Il est des silences qui sont des mots
A tes mots je ne dirai jamais silence !!!
Maux ... Silence..

